mercredi 19 décembre 2012

Détabouïsons et licencions tranquille



Ça doit être l'heureux effet de la réconciliation à l'UMP, madame Parisot revient à la charge sur les sujets qui lui tiennent à coeur pour, disons le clairement, nous faire chier.

Ce n'est pas compliqué, décomplexée par la Droite forte depuis quelques années elle se libère pour se mettre  sur les rails de l'UMP et nous rappeler qu'elle a un beau programme pour les salariés qui ne fuiront pas en Belgique et elle est partout dans la presse, un coup pour la flexibilité  un autre pour la compétitivité, ailleurs pour une nouvelle réforme des retraites avec un recul jusqu'à 63 ans ou 65 ans pour faire plaisir à ses amis libéraux, à droite toute pour limiter les dépenses publiques et à la très droite toute pour les négociations sur l'emploi.

Madame Parisot milite, beaucoup, elle donnerait soif pour un peu surtout quand on l'entend dire que "la flexibilité du marché du travail est devenue indispensable pour arrêter les destructions d'emplois et favoriser les projets d'embauches". J'avoue que je reste dubitatif et assis sur mes sphincters bien serrés quand j'entends le terme flexibilité qui est surtout synonyme pour le patron d'autorisation de délocaliser l'employé sur le champs et où il veut. Par contre je suis toujours étonné quand je l'entends prononcer "embauche" sans bafouille.
Mais le truc qui tue chez madame Jemefousducodedutravail, c'est les expressions qu'elle utilise pour nous décontracter avant de nous poser ses conditions, nous avions la détabouïsation pour la flexibilité, aujourd'hui nous avons droit à la déjudiciarisation du droit du travail:

"Il faut absolument parvenir à une déjudiciarisation du droit du travail. Où le fond doit prévaloir sur la forme». En d'autres termes, l'organisation patronale ne veut plus que des procédures soient annulées pour de simples erreurs de forme. La présidente du Medef demande aussi que les dommages et intérêts qu'une entreprise devra éventuellement verser à un salarié (en cas de licenciement abusif par exemple) fassent l'objet d'un barème fixé par la justice, «afin de favoriser la conciliation avant d'arriver devant le conseil des prud'hommes".

En gros et pour être très bref, madame Parisot, après nous avoir amadoué avec ses expressions rigolotes, nous invite à la double peine, après ton licenciement, c'est dans ton cul profond les indemnités.

4 commentaires :

  1. Ah Laurence... Toujours là pour nous exciter... Mmmmmmmmm comme dirait DSK au sortir de la douche.

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    1. Je ne suis pas difficile comme type mais là franchement non!

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  2. Réponses
    1. Elle va rempiler, la cantine du Medef est bonne.

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