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lundi 11 mars 2013

Grand prix de l'e-rigolade


Laurence Parisot, grand prix 2013 de l'e-réputation dans la catégorie économie, "Il est aussi intéressant de voir que les tweets révèlent beaucoup de la personnalité de ces femmes d’influence", constate Alexia Guggémos, fondatrice de l'agence Smiling People, agence organisatrice du concours de pignole . "Ceux de Laurence Parisot sont toujours très maîtrisés".

Laurence Parisot était toute contente de son prix formi-formidable et elle l'a évidemment signalé sur son compte Twitter à tout ses followers très influençable. D'ailleurs je me demande si ses 14000 followers ont besoin d'être influencés puisque pour suivre la patronne du Medef il faut être plus que converti à ses idées ultra-libérales. Je ne me vois franchement pas la suivre sur Twitter pour y lire ses e-fantasmes, la presse relatant les plans sociaux me suffit largement.

Ce prix a été salué par d'autres twittas femmes entrepreneurs influentes via Twitter, comme Dominique Reiniche, présidente Europe de The Coca-Cola Company avec un chaleureux et extraordinaire Félicitations, c'est que ça assure dans la rigolade chez les patrons. Et c'est pour cela que, prise au jeu de l'e-réputation et de l'e-déconnade entre amis, Laurence Parisot, inscrit sur le réseau depuis 2010, regrette que si peu de grands patrons soient sur Twitter, elle conseille à tous ses collaborateurs ainsi qu’aux chefs d’entreprise d’en faire autant, c'est rigolo Twitter, on peut faire des concours de gros Klout et se les comparer à Davos.

Que c'est chouette tout cet enthousiasme mais j'attends avec impatience le premier patron qui annoncera  en 140 caractères une fermeture d'usine sur Twitter.

mercredi 19 décembre 2012

Détabouïsons et licencions tranquille



Ça doit être l'heureux effet de la réconciliation à l'UMP, madame Parisot revient à la charge sur les sujets qui lui tiennent à coeur pour, disons le clairement, nous faire chier.

Ce n'est pas compliqué, décomplexée par la Droite forte depuis quelques années elle se libère pour se mettre  sur les rails de l'UMP et nous rappeler qu'elle a un beau programme pour les salariés qui ne fuiront pas en Belgique et elle est partout dans la presse, un coup pour la flexibilité  un autre pour la compétitivité, ailleurs pour une nouvelle réforme des retraites avec un recul jusqu'à 63 ans ou 65 ans pour faire plaisir à ses amis libéraux, à droite toute pour limiter les dépenses publiques et à la très droite toute pour les négociations sur l'emploi.

Madame Parisot milite, beaucoup, elle donnerait soif pour un peu surtout quand on l'entend dire que "la flexibilité du marché du travail est devenue indispensable pour arrêter les destructions d'emplois et favoriser les projets d'embauches". J'avoue que je reste dubitatif et assis sur mes sphincters bien serrés quand j'entends le terme flexibilité qui est surtout synonyme pour le patron d'autorisation de délocaliser l'employé sur le champs et où il veut. Par contre je suis toujours étonné quand je l'entends prononcer "embauche" sans bafouille.
Mais le truc qui tue chez madame Jemefousducodedutravail, c'est les expressions qu'elle utilise pour nous décontracter avant de nous poser ses conditions, nous avions la détabouïsation pour la flexibilité, aujourd'hui nous avons droit à la déjudiciarisation du droit du travail:

"Il faut absolument parvenir à une déjudiciarisation du droit du travail. Où le fond doit prévaloir sur la forme». En d'autres termes, l'organisation patronale ne veut plus que des procédures soient annulées pour de simples erreurs de forme. La présidente du Medef demande aussi que les dommages et intérêts qu'une entreprise devra éventuellement verser à un salarié (en cas de licenciement abusif par exemple) fassent l'objet d'un barème fixé par la justice, «afin de favoriser la conciliation avant d'arriver devant le conseil des prud'hommes".

En gros et pour être très bref, madame Parisot, après nous avoir amadoué avec ses expressions rigolotes, nous invite à la double peine, après ton licenciement, c'est dans ton cul profond les indemnités.

jeudi 4 octobre 2012

Miss Parisot surfe sur la vague de fiente



C'est du pain bénit pour la patronne du Medef cette reproduction spontanée de pigeon en colère, elle ne pouvait rêver mieux pour ressortir sa rengaine de patronne des patrons dans les médias, mais pour exister un peu face aux révoltés du pigeonnier il fallait qu'elle sorte un truc béton, une phrase choc pour ne pas être à la ramasse, une merde encore plus grosse que le tas de fiente.
Alors dans l'Expansion, en pleine forme, elle se lâche et vide son sac poubelle, elle nous fait part de l'angoisse des dirigeants d'entreprises, du micro entrepreneur au PDG tout puissant du CAC 40, et de leurs inquiétudes comme comment licencier tout en faisant du bénéfice ou comment servir correctement l'actionnaire sur le dos des salariés sans choquer le gouvernement bolchévique en place, des problèmes urgent au Medef. La France doit "de toute urgence instaurer de nouvelles conditions économiques et réglementaires pour éviter une catastrophe", le renouvellement de la prochaine Mercedes classe S en dépend. Non, la révolte des pigeons est plus grave, elle dénonce le gouvernement socialiste et son racisme "anti-entreprise" qui "mine l'économie française".
Comment peut-on traiter le patron de Sanofi de voyou comme l'a fait le maire de Toulouse alors qu'il ne s'agit que de seulement 900 suppressions d'emplois pour le bien de l'entreprise et de son profit?
"Toute généralisation disqualifiante d'un éventuel défaut individuel à une catégorie entière de personnes s'appelle du racisme", a-t-elle assuré le plus sérieusement du monde. Pierre Cohen le maire de Toulouse est  donc un vilain raciste anti-entreprise. Le racisme anti-entreprise de la pleureuse Parisot est la deuxième grosse connerie de ces quinze derniers jours après le racisme anti-blanc de Copé, félicitations.
J'étais déjà raciste anti-choux de Bruxelles, anti-columbidae, anti-Michel Sardou, anti-retard à la Gare du Nord, je sens que je vais devenir raciste anti-pétasse du Medef.

mercredi 11 juillet 2012

La patronne du Medef matée à la conférence sociale


La conférence sociale est visiblement une réussite, Jean Marc Ayrault a même fait l'unanimité après son discours de clôture sauf pour la patronne du Medef qui regrette deux décisions prises qui lui font mal au fondement: la fin de l'accord de compétitivité qui était une arnaque monumentale inventée par l'ami des patrons Sarkozy envers les salariés et l'annonce de la présence des représentants de salariés dans les comités de rémunération des entreprises.
Si la première lui fout un bon coup de pied au cul avec la fin du chantage au chômage, on vous baisse votre salaire sinon vous prenez la porte pendant que le patron, lui, s'engraissera toujours quoique qu'il arrive. La deuxième décision cloue Laurence Parisot sur place avec la possibilité des représentants syndicaux d’accéder au jardin secret des grands patrons: leurs rémunérations. La rémunération des grands patrons, souvent opaque, démesurée et scandaleuse deviendront soudainement plus raisonnable, surtout dans les entreprises dites en difficulté. Laurence Parisot s'est énervée contre ces deux mesures, on ne l'a pas entendu s'énerver contre les nombreuses fermetures d'usines au non de sa compétitivité de merde depuis qu'elle est à la tête du Medef.
Deux bonnes claques qui lui font le plus grand bien, au nom des salariés.

jeudi 21 juin 2012

L'inquiétude immense de la patronne des patrons


Mais qu'elle se taise un peu! Depuis l'élection de François Hollande, les paroles de Laurence Parisot ne sont que des  complaintes qui n'en finissent pas sur l’inquiétude des entrepreneurs, je ne l'ai jamais vu aussi plaintive sur l'état de nos entreprises. Oui c'est la crise, le litre de carburant a augmenté et cela a des conséquences sur les grosses berlines de nos patrons mais elle n'est pas nouvelle la crise, sous Sarkozy elle était bien là mais avec un gros programme d'austérité. Ceux qui subissent le plus cette crise ne sont pas ceux qu'elle défend, ni ses amis actionnaires, c'est avant tout les salariés.
On ne l'entends jamais être indignée par les délocalisations sauvages des patrons voyous, on ne la verra pas sur le site d'Aulnay quand son ami Philippe Varin mettra la clef sous la porte d'entrée de l'usine PSA.
Pour en remettre une couche, elle a saisi l'occasion de la sortie de David Cameron pour pleurnicher une nouvelle fois en priant le bon dieu finance pour que François Hollande abandonne son taux de 75% sur les revenus de plus de 1 millions d'euro. Voilà sa dernière lutte, éviter le départ de ces chers patrons vers le tapis rouge déroulé du premier ministre britannique. Elle nous fatigue. 
Et la taxe de 3% sur les dividendes royaux offerts pour les actionnaires, les pauvres, elle pense que cela va tuer leurs investissements, 3% bordel! Elle nous saoule.
Pendant ce temps là, l'Observatoire des inégalités, comme nous le rappelle Seb Musset, nous signale "qu'un million de personnes exercent un emploi mais disposent d'un niveau de vie inférieur au seuil de pauvreté", en augmentation constante depuis 2003. Et là, elle dit quoi la patronne des patrons?

mardi 3 avril 2012

Parisot prestataire de service de Sarkozy


A Florange Sarkozy avait accusé les syndicats de faire de la politique parce que suite à ses mensonges et ses promesses non tenues à Gandrange, ceux-ci, avec beaucoup de rancoeurs l'avaient bien chargé. Alors forcément les syndicats n'allaient pas vendre les mérites de Sarkozy après sa fuite d'où l'agacement du président dit du peuple. Mais Sarkozy nous avait caché des choses, il sous-traite sa candidature auprès des patrons par Laurence Parisot. Son agenda étant chargé et sa priorité étant de faire semblant auprès des vrais gens, ses discours de campagne vers les riches et les patrons sont directement fait par la patronne du Medef et ça, cela ne le choque pas. Devant un public acquis à sa cause la Parisot déballe tout, la rémunération de 16 millions d'euros du patron de Publicis n'est pas scandaleuse, elle est même méritée puisque son entreprise va bien. Elle en profite pour annoncer une réforme de l'asssurance maladie, nécessaire selon elle mais on sait d'avance qui va prendre. Elle en profite tout de même pour rappeler à l'auditoire qu'elle est là pour soutenir Sarkozy, on ne sait jamais, et fait le bilan de son merveilleux quinquennat. Suivant l'angle de vision, le bilan de Sarko peut être excellent, tout dépend de la taille du porte-monnaie. Bon elle s'étonne que ce bilan ne soit pas mis plus en avant, moi non, comme c'est étrange. Je garde le meilleur pour la fin même si je soupçonne d'un peu de cinéma de sa part, c'est sa trouille de Mélenchon qu'elle qualifie de terreur. Le Medef commence à avoir peur, rien que pour ça, y a bon Mélenchon.
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